Solidarité

Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 16:52

BAMAKO, 22 mai 2012 - Les responsables de l'UNICEF avertissent que la crise dans le nord du Mali a considérablement aggravé les risques de maladies comme le choléra, la rougeole et la poliomyélite et pourrait augmenter le nombre de décès de mères et d'enfants.

Le Chef de la santé pour l'UNICEF-Bamako, M. George Fom Ameh,  affirme que les risques de propagation de maladies évitables par la vaccination telles que la poliomyélite et la rougeole ont augmenté.

Une campagne contre la polio qui aurait dû se dérouler la semaine dernière dans le nord du pays n'a pu avoir lieu et, comme les gens franchissent les frontières, la maladie risque d'être importée de pays voisins où l'on a recensé des cas de polio.

Plus de la moitié des établissements de santé ont été vandalisés et le nombre de professionnels de la santé à baissé, passant à un taux de 18 à 27 pour cent inférieur aux niveaux précédents, d'après les estimations. On s'inquiète également du manque de soignants qualifiés pour les femmes pendant la grossesse et l'accouchement, ce qui augmente le risque de décès des mères et des nouveau-nés.

Nicolas Osbert, responsable des programmes d'eau, santé, assainissement et hygiène (WASH) à l'UNICEF-Bamako, affirme qu'une augmentation du nombre de cas de choléra est également probable.

En 2011, on a enregistré plus de 1300 cas de choléra, qui ont provoqué la mort de 55 personnes dans cinq régions du pays : Gao et Tombouctou dans le nord ; Ségou et Mopti, dans le centre, et Kayes dans l'ouest. C'est dans le nord que l'on a recensé le plus grand nombre de cas, et de loin, 1000. Le choléra est endémique dans le pays et, comme la pénurie de carburant affecte l'approvisionnement en eau des municipalités du nord, l'UNICEF se prépare à une augmentation du nombre de cas.

En 2011, l'Afrique de l'Ouest et centrale a souffert d'une des plus importantes épidémies de choléra de ces dernières années : on a relevé 105 248 cas dans 17 pays et 2898 décès.

Des mesures de prévention du choléra seront nécessaires pour environ 500 000 personnes au Mali dans les zones à risque. Il s'agit notamment de l'augmentation du niveau de chlore dans les réseaux d'eau, de l'éducation des communautés, et de la distribution de fournitures WASH (eau, santé, assainissement et hygiène).

L'UNICEF a déjà distribué des kits WASH - qui comprennent du savon et des articles  de traitement des eaux à usage domestique - à 10 000 personnes dans les régions de Gao, Tombouctou, Ségou et Mopti et prépositionnera des fournitures supplémentaires avant le début de la saison des pluies en juillet. L'UNICEF prévoit également une campagne d'éducation sur le choléra et va demander des ressources supplémentaires pour faire face à ce problème crucial.

Dans le sud du pays, où vivent 87 pour cent des enfants à risque de malnutrition aiguë sévère, l'UNICEF fournit des produits alimentaires thérapeutiques prêts à l'emploi. L'UNICEF continue de soutenir le Ministère de la santé pour l'approvisionnement des populations du sud du pays en médicaments et services de santé.

L'UNICEF a lancé un appel à hauteur de 33 millions de dollars É.-U. pour son intervention d'urgence au Mali au cours des six prochains mois. À ce jour, il a reçu un peu plus de la moitié de ce montant. Il faudra également 4 millions de dollars de plus pour lutter contre le choléra.

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À propos de l'UNICEF
L'UNICEF intervient dans 190 pays et territoires pour aider les enfants à survivre et à s'épanouir, de leur plus jeune âge jusqu'à la fin de l'adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l'UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l'accès à de l'eau potable et à des moyens d'assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l'exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L'UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d'entreprises, de fondations et de gouvernements.

Suivez l'UNICEF au Mali sur Facebook et Twitter

Pour de plus amples informations :


Rita Ann Wallace, UNICEF New York,
tél. : + 1 917-213-4034,
courriel : rwallace@unicef.org.
Suivez sur Twitter : @ritabwunicef

Katarina Johansson Mekoulou, UNICEF Bamako,
tél. : + 223 20 70 91 06 (bureau) ou : + 223 75 99 36 29,
courriel : kjohansson@unicef.org
Suivez sur Twitter : @KJMekoulou

Rachel Warden, UNICEF Bamako,
tél. : + 223 20 70 91 06 (bureau) ou : + 223 79 45 44 00,
courriel : rwarden@unicef.org 

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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 16:49

KINSHASA/Goma, 22 mai 2012 - Une vingtaine d'enfants ont été signalés parmi les victimes des violences récentes dans le Nord et le Sud Kivu en République Démocratique du Congo (RDC). L'UNICEF condamne les actes de violence qui ciblent les enfants et invite toutes les parties à respecter les droits des femmes et des enfants.

Parmi ceux qui auraient été assassinés sont: Deux enfants qui ont été brûlés vifs dans leur maison avec deux adultes au Tanzanya, Regroupement des Unfamandu 1, Masisi, Province du Nord Kivu, le 9 mai ; neuf enfants tués dans le massacre de 37 personnes dans Kamananga, tandis que six enfants et deux femmes enceintes sont parmi les 32 civils tués à Lumendje, territoire de Bunyakiri au Sud-Kivu, le 13 mai ; deux enfants et neuf adultes ont été tués au Chambucha, dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu, à la frontière avec le Sud-Kivu le 17 mai.

De tels actes sont une violation de la Loi sur la protection de l'enfance adopté en Juin 2008 et promulguée par la RDC en Janvier 2009, et de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, signée par la RDC.
 
Conformément aux articles 6 et 19 de la Convention relative aux droits de l'enfant, chaque enfant a le droit inhérent à la vie, et toutes les mesures doivent être prises pour protéger l'enfant contre toutes les formes de violence, de blessure ou de violence physique ou mentale.

L'UNICEF demande que les auteurs de ces actes soient jugés et punis par les autorités compétentes et rappelle à toutes les parties leur responsabilité directe de protéger la vie des enfants et de tous les autres civils pris dans un conflit. Barbara Bentein, Représentante de l'UNICEF en RD Congo. LIRE LA SUIT)))

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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 20:48

«C’est mon premier enfant. Je me suis rendue à deux consultations prénatales à l’hôpital. Je n’ai pas eu de problèmes pendant ma grossesse mais j’ai eu des complications lors de l’accouchement et je suis heureuse d’avoir accouché à l’hôpital. À la maison, le bébé serait peut-être mort.»

Merise Merita, 19 ans, est mère célibataire et vit dans un quartier pauvre de Port-Salut en Haïti. Comme des milliers d'autres femmes, elle a bénéficié d’un projet qui, depuis 2008, offre des soins obstétricaux gratuits aux femmes pauvres. Une première évaluation du projet auquel participent 50 établissements de santé dans le pays fait apparaître une nette augmentation du recours aux services destinés aux mères et une baisse importante de la mortalité maternelle.

Un riisque élevé de mortalité pendant l’accouchement

Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental. Plus des deux tiers de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. Dans ces conditions, trop de femmes n’ont pas les moyens d’avoir recours à des soins pendant leur maternité, ce qui a des conséquences fatales tant pour les mères que pour les enfants.

Avant même le séisme dévastateur de janvier 2010, qui a fait 200 000 morts et endommagé ou détruit de nombreux hôpitaux et établissements de santé dans le pays, les statistiques étaient alarmantes: il était dangereux d’être enceinte en Haïti, le risque pour une femme de mourir en couches au cours de sa vie étant de 1 sur 44, contre 1 sur 4300 dans la plupart des pays riches. Sur 100 enfants qui naissaient, plus de six ne dépassaient pas la première année de vie.

La plupart des femmes pauvres étaient contraintes d’acccoucher à domicile, avec l’aide de personnes non qualifiées, car elles ne pouvaient pas payer des soins prénatals et un accouchement sûr dans un établissement de soins. La gratuité semblait un moyen évident d’accroître le recours aux services essentiels de santé maternelle.

La gratuité des soins obstétricaux

Avec l’appui de l’Organisation panaméricaine de la Santé (OMS/OPS), de l’Agence canadienne pour le développement international (CIDA) et de la Commission européenne, le ministère haïtien de la Santé a entrepris un projet visant à dispenser des soins obstétricaux gratuits en payant les hôpitaux et les établissements de santé pour qu’ils prennent en charge gratuitement l’accouchement et les soins avant et après l’accouchement, ainsi que le remboursement des frais de transport pour les femmes qui n’ont pas les moyens.

Les établissements ne sont remboursés que s’ils soumettent une fiche de soins standard remise à chaque femme. Un système d’information électronique mis au point par le Centre latino-américain OMS/OPS de périnatologie et de santé reproductive (CLAP) permet de suivre les prestations des différents établissements.

Des signes encourageants

Lamarre Anthonese, infirmière-sage-femme à l’hôpital de recours de Port-Salut, est étonnée du succès remporté par le projet. «Nous avons constaté un changement complet d’attitude des femmes vis-à-vis des services de santé. Elles ne venaient jamais à l’hôpital parce qu’elles ne pouvaient pas payer. Elles viennent désormais de tout le district, parfois à trois ou quatre heures de route.»

Two pregnant women awaiting obstetrics care in Haiti

Le premier bilan du projet est encourageant. D’après les chiffres du pays, pour 100 000 naissances, 630 femmes meurent chaque année en raison de complications de la grossesse et de l’accouchement.

Les données recueillies dans la zone du projet jusqu’en décembre 2009 montraient que les établissements participants signalaient moins de décès et un nombre de visites prénatales multiplié par six. Quatre femmes sur cinq qui ont eu recours aux services gratuits se sont déclarées satisfaites de l’aide et du soutien reçus.

20 millions de dollars pour élargir le projet

Depuis le tremblement de terre, le projet a été intégré à un programme plus large axé sur la santé reproductive financé par l’UNICEF et l’UNFPA. Entre 2008 et 2012, 137 000 femmes ont bénéficié de soins obstétricaux gratuits, pour un coût total de 10 millions de dollars. La CIDA a fait un don de 20 millions de dollars pour élargir le projet afin de couvrir les enfants jusqu’à l’âge de cinq ans, et le poursuivre jusqu’en juin 2013.

Paula Ferdinand, enceinte de huit mois, est soulagée de ne plus avoir à payer pour recevoir des soins obstétricaux. «L’argent a toujours été un problème pour moi et le fait de venir à l’hôpital me coûte très cher en services, transport et médicaments.»
Comme elle, beaucoup d’autres femmes savent désormais qu’elles et leurs enfants recevront les soins nécessaires avant, pendant et après l’accouchement, quelles que soient les complications. LIRE LA SUITE)))

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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 06:34

msf110976_2.jpgMédecins Sans Frontières s’alarme de la situation des personnes vivant avec le VIH/sida en République démocratique du Congo (RDC) et déplore le manque de priorités données par les autorités congolaises, ainsi que le désengagement des bailleurs de fonds, alors que le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme fêtera ses 10 ans d’existence ce 28 janvier.

On estime actuellement à plus d’un million le nombre de séropositifs en RDC et à 350 000 le nombre de personnes qui devraient bénéficier d’un traitement antirétroviral (ARV). Or seuls 44 000 patients suivent effectivement un traitement ARV ; soit un taux de couverture de moins de 15%, un des plus bas au monde.

La situation est critique également en termes de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME) : seul 1% des femmes enceintes estimées séropositives a accès aux traitements. Or, sans traitement, environ un tiers des enfants exposés naît avec le VIH.

Les conditions d’accès aux soins des personnes vivant avec le VIH/sida en RDC sont catastrophiques. Au Centre Hospitalier de Kabinda (CHK) à Kinshasa, MSF voit arriver un nombre bien trop élevé de malades dont la condition trop avancée entraîne des souffrances inacceptables, faute de traitement.

« J’ai travaillé dans de nombreux pays d’Afrique centrale et australe auprès de patients séropositifs et ce que je vois en RDC n’existe plus ailleurs depuis plusieurs années, affirme Anja De Weggheleire, coordinatrice médicale de MSF en RDC. La situation de la RDC me rappelle l’époque à laquelle aucun traitement ARV n’était encore disponible. Nos médecins sont confrontés quotidiennement à de graves complications qui pourraient facilement être évitées en initiant un traitement antirétroviral précoce chez les patients. »

En dépit de ces indicateurs déplorables, la situation de la RDC n’apparait pas comme une priorité auprès des bailleurs de fonds. Pire encore, certains, comme le Fonds Mondial, se retirent ou diminuent sensiblement leurs subventions. En effet, alors que ce dernier est le principal pourvoyeur d’ARV en RDC, les Etats qui le financent n’ont pas tenu leurs promesses, obligeant l’institution à revoir ses ambitions à la baisse.

Le désengagement des bailleurs met en danger la vie de milliers de personnes en RDC. Anja  De Weggheleire tire la sonnette d’alarme : LIRE LA SUITE)))

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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 06:30

Ensemble, c’est possible

cancer.jpgChaque année le 4 février, pour la Journée mondiale contre le cancer, l’OMS et le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) soutiennent l’Union internationale contre le cancer (UICC) pour promouvoir les moyens de faire reculer la charge de morbidité imputable à cette maladie.

Le thème de la Journée mondiale contre le cancer cette année, «Ensemble, c’est possible», veut rappeler que c’est la mobilisation de chaque personne, de chaque organisation, de chaque gouvernement qui permettra de pouvoir réduire le nombre des décès dus au cancer et aux maladies non transmissibles dans le monde.

La prévention du cancer, l’amélioration du traitement et de la qualité de vie pour les patients sont des thèmes récurrents. Cette année, l’OMS et le CIRC axeront leurs efforts sur le dépistage et la vaccination.

L’OMS et le CIRC encouragent le dépistage et la vaccination

L’accès accru à des vaccinations efficaces et peu coûteuses pour prévenir les infections liées au cancer et l’existence de programmes économiques de dépistage pour tout un chacun peuvent contribuer à faire baisser la mortalité par cancer.

Des vaccinations efficaces et peu coûteuses permettent de prévenir les infections

Il existe actuellement des vaccins contre le cancer du col de l’utérus, provoqué par le papillomavirus humain (HPV), et contre le cancer du foie, dû au virus de l’hépatite B (HBV).

Cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l'utèrus est la deuxième forme de cancer la plus courante chez les femmes dans le monde. 500 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Les vaccins anti-HPV, dont l’administration est recommandée pour les jeunes filles entre 9 et 13 ans, sont une prévention contre les infections à HPV de types 16 et 18, responsables ensemble d’environ 70% des cas de cancer du col dans le monde.

Cancer du foie

Ce cancer a tué 700 000 personnes en 2008. Ensemble, les virus de l’hépatite B (HBV) et de l’hépatite C (HCV), sont responsables de 78% des cas de cancer du foie. On dispose d’un vaccin contre l’hépatite B depuis 1982, il s'agit du premier vaccin produit contre l’un des principaux cancers de l’être humain.

Le diagnostic précoce diminue la mortalité LIRE LA SUITE)))

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