Soudan: le PAM soutient les femmes allaitantes pendant la période de soudure

Publié le par L'Association-ONG

http://fr.wfp.org/sites/default/files/imagecache/300xScale/600SudanSupFeedWEB.jpgAlek Chol a besoin d’une alimentation équilibrée pour bien allaiter son nourrisson de 2 mois et l’aider à grandir. A beau milieu de la période de soudure, les aliments dont elle a besoin sont difficiles à trouver. C’est pour cette raison que le PAM lui porte soutien.
WAU – Le Sud Soudan est en pleine période de soudure. Peu de nourriture est disponible et les récoltes sont encore loin. C’est un moment où les enfants en bas âge sont particulièrement vulnérables.
Alek Chol est venue avec son fils, Atien, à Wau, la capitale de la région sud soudanaise de Bahr el-Ghazal occidental, pour chercher sa ration mensuelle du PAM, composée d’un mélange nutritif de maïs et de soja.
« Elle allaite en ce moment et a besoin d’aliments hautement nutritifs qui lui sont impossibles d’accès chez elle. Nous devons nous assurer qu’elle reste en bonne santé pendant son allaitement, » explique Sœur Gracy Adichirayil, coordinatrice du centre de Sikka Hadid*, soutenu par le PAM.
Protéger les enfants
Alek et son enfant viennent du district de ‘Jur Rivière’, l’un des trois districts de Bahr el ghazal occidental, où plus de 100 000 personnes ont besoin d’une assistance alimentaire ponctuelle pour la saison de soudure. 11 000 personnes déplacées dépendent de l’aide alimentaire tout au long de l’année.
« Nous voulons protéger les enfants contre la malnutrition pendant cette période difficile, » ajoute Sœur Gracy. Le centre de Sikka Hadid est géré par son ordre, les sœurs salésiennes de Don Bosco.
« Les enfants touchés par la malnutrition modérée reçoivent les mêmes rations que les femmes enceintes et allaitantes. Chacun d’entre eux reçoit 6 kilos d’un mélange de maïs et de soja, 600 grammes de sucre et 600 grammes d’huile par mois pendant trois ou quatre mois».
Trop malade pour manger
Du lundi au samedi, le centre Sikka Hadid est rempli de personnes dont la majorité vient de villages lointains, souvent distants plus de 24 kilomètres. Bon nombre d’entre elles amènent leurs enfants affaiblis par la malnutrition sévère et modérée. « Le manque de  nourriture n’est pas la seule raison pour laquelle nous recevons autant d’enfants malnutris, quelques uns même sévèrement touchés. Pour la plupart, ils sont tellement malades qu’ils n’arrivent pas à manger et deviennent malnutris, » indique Sœur Gracy. Il y a quelques jours, elle a dû envoyer certains enfants à l’hôpital pour qu’ils reçoivent un traitement médical et des aliments thérapeutiques adaptés.

*Sikka Hadid est le seul centre dans la région de Bahr el Ghazl à offrir des services intégrés de santé essentiels comprenant la santé materno-infantile et la sensibilisation nutritionnelle. Le programme d’alimentation complémentaire fait partie de ces services. 5 000 femmes et enfants recevront un appui nutritionnel cette année.

Publié dans Tous contre la faim

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